Mais où se posaient les hirondelles avant l'invention du téléphone?

petites histoires en vol .....

31 décembre 2008

Volutes presque envolées.

On fait l'inventaire des jours à venir ?

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Une colonne de mots à la façon d'une Fine.

Femme.
Hommes.
Hasard.

Solutions.
Laver.
Amour.
Chansons.
Mariage.
Meilleure.

Part.
Fine.
Poids.
Vogue.
Entourage.
Grace.

Vernis.

Nuit.

Ombres.
Moyen.
120.
Fumer.
Invention.
Points.

Festival.
Santé.
Anti-stress.

Je vous souhaite de longs vols ici et ailleurs, des atterrissages en douceur et des décollages grisants. Mais avant j'ai un souhait de Fée un peu Kabossée ...

Voir les souhaits les plus dingues jamais lus en piochant dans la liste de mots ici présents !

Je souhaite aux femmes un festival anti-stress de 120 hommes qui lavent l'amour en chansons, et aux hommes les solutions à leur santé grâce à la femme ! Il n'y a pas de hasard, on ne le répètera jamais assez !

Et des brassées de baisers envolés pour vous qui vous posez, et aussi pour vous qui passez.

Quelques images pour mon canadien préféré qui ne m'a jamais vue avec mon clope (oui m'sieurs dames "clope" est bien masculin vous pouvez vérifier avant de me reprendre) et pour les autres aussi. J'avais vu de très belles photos de Miss Clooney avec son clope aussi, alors je copie l'idée, et comme ça quand j'aurai le blues je reviendrai sur le muret regarder comment j'étais avant et ne me dites surtout pas que c'était mieux ou je ne tiendrai pas !

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Mon Aldebert adoré ne pouvait pas mieux tomber ...



Découvrez Aldebert!



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24 décembre 2008

Grace, encore.

C'est la troisième fois que le muret passe la fin de l'année, et pour la troisième fois, je cherche des mots pour dire ou pour me taire. Je cherche juste les plumes des hirondelles, qu'elles se touchent, qu'elles s'emmêlent, se réchauffent, se fassent rire ou pleurer, juste ça je crois. Juste la Grâce.

Alors j'ai envie de dire qu'au 3ème Noël on est encore un peu dans la rêverie, encore comme un oiseau tombé tombé du nid, et que les cadeaux, du moment qu'ils sont plein de beaux emballages qui glissent sous les doigts, on est heureux, ce qu'il y a dedans, finalement on s'en fou un peu, l'essentiel, c'est juste du bolduc d'amour et du kraft de tendresse, alors rien que pour ça, je vous offre ces images musicales qui me bercent depuis quelques semaines, et je vous souhaite de trouver tout ça ...

Des sourires partagés, la beauté d'une femme étonnante, la joie toute simple des enfants, une voix chaude, les têtes qui balancent en cadence, les hommes beaux, les pierres qui rappellent les racines autant que les rides des visages, et le soleil qui pique les yeux quand on le regarde trop fort.

Oui je vous souhaite au moins tout ça pour qu'on se dise encore souvent Joyeux Noël, et :

Imagine, one day !


Grace - Imagine one Day
envoyé par graceinmusic

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16 décembre 2008

Thermostat 8 entre lin et coton.

Il était repassé, défaire les petits plis d'ennui sur la vie, traverser de nouveau l'étole chiffonnée. Froisser le corsage, défroisser le ramage. Il était repassé par envie, comme ça, sans donner plus de raisons que de raison. Délacer la cordelette tressée du cache-cœur, dégrafer le corsage blanc, défaire la boucle ceinturée, déboutonner le pantalon-gant. Il était repassé tout simplement.

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Tu savais que les grecs repassaient leurs vêtements avec une grande tige métallique chauffée ?

Alors il est parti des coutures, les aplanissant une à une, tantôt en insufflant de la chaleur, tantôt en glissant une patte-mouille entre lui et le drap. La pression exercée, mêlée à la chaleur permettait aux fibres de se détendre et aux fils de se lubrifier. Petits fils suspendus au cintre du temps qui s'étiolent sous les vapeurs brûlantes des amants de l'instant.

[Repasser : venir à nouveau, aller et venir, dans un sens et dans l'autre, étudier à plusieurs reprises, se remettre en mémoire.

« Si jamais je repasse par Grenoble, il faut que je fasse faire des recherches dans les archives » Stendhal . H. Brulard, t.1, 1836, p.350]

Il glissait une nouvelle fois, dans un sens puis dans l'autre, pour rendre plus souple la fibre, redonner de l'allure au vêtement couché là, étendu, grand ouvert, sans out-repasser la chaleur conseillée.

En ancien français, repasser voulait dire guérir, rétablir, reposer. Alors quand je le vois et que je le sens, tout chaud, se mouvoir d'avant en arrière, à l'endroit, à l'envers, je crois que je suis de la mousseline qui se repasse bien et non du crêpe noir qui ne se repasse pas.

N'oublions pas que le fer est un instrument chauffant muni d'une poignée, et équipé parfois, pour les plus modernes, d'un système de production de chaleur, permettant d'humidifier l'étoffe pour la rendre plus belle, dénuée de plis disgracieux. Les molécules chauffées se trouvent ainsi donc toutes dressées par le poids du fer, et prennent une autre forme en se refroidissant. Marrant non ? Sauf quand on se dit que la plupart des tissus modernes ne semblent avoir besoin que d'un simple coup de fer rapide qui ignore les coins et les recoins des entournures, je trouve ça bien triste.

Quand je pense que certaines se font étirer les plis sous anesthésie générale ! Quel dommage de passer à côté du coup de fer délicat et de la moiteur animale pour faire disparaître tous les plis du souci.

Moi je préfère les sentir s'étirer sous la vapeur et la chaleur, même si après coup je me sens toute fripée d'avoir dormi blottie dans l'odeur laissée sur l'oreiller froissé.

Le repassage est décidément une de mes tâches ménagères préférées, si seulement je m'y mettais plus souvent …

Un petit coup de Morcheeba (y'avait longtemps) même si je chantonne Cohen en vrai dans ma tête.


Découvrez Morcheeba!

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13 décembre 2008

Julie et les autres ...

J'ai croisé ce blog au détour de mes lectures et je suis atterrée.

Ho, pas atterrée par son histoire hélas ... Non. Suffoquée par les commentaires que son récit déclenche dans cet article du Monde. Comme si c'était le nouveau tabou de ce siècle.

Mais de quoi ont-ils peur, les gens bien au chaud ? Peur peut être de voir la réalité dans leur miroir grossissant.
Peur peut être que ça leur arrive un jour, devoir quitter un appart qu'ils ne peuvent plus payer, avec leur seul salaire. Devoir se dire et surtout se justifier que NON, être dans cette situation n'est pas une fin en soi ?
Peur de ne pas savoir utiliser la dérision pour expliquer à leurs enfants que la vie va changer, un peu, mais qu'on va continuer à se faire des bonnes marrades, à aller à l'école, à ne pas quitter les copains qui sont le ciment de leur épanouissement ? Oui je pense qu'ils ont peur, et la peur ça peut rendre méchant je trouve.

Moi je me souviens juste d'un truc, quand j'étais môme, les plus démunis de mon village on ne les montrait pas du doigt comme ça.

Je pense beaucoup à cette jeune femme, que je comprends tellement dans ses choix, ne pas quitter la ville où ses enfants vont à l'école, à la crèche, où elle a encore son travail en bibliothèque, où le papa des enfants vit aussi de façon précaire, où elle a encore quelques repères.
Je pense beaucoup à elle, parce que son destin va bientôt être banalisé, résultat de la multiplication de cette situation incroyable.
Dans mes moments de doute sur la vie, je me demande ce qu'on a fait pour assister à ce terrible spectacle. Je me demande quel est le rôle des hommes sur terre.

On a pourtant tous eu un rêve un jour, non ?

 

julie Julie et un de ses fils.

Avoir un métier qu'on aime si possible, travailler, pouvoir en vivre, être heureux en famille.

Et puis un jour, ça chavire, la vie n'est pas un lac d'eau sucrée, ça peut basculer à tout moment, même pour les bien-pensants qui se sentent "à l'abri" (La phrase fétiche du moment, "les mettre à l'abri" un hiver de plus, pour laisser passer encore un printemps, encore un été, occupés à d'autres priorités) et le jour où ça leur arrivera, à eux, qui leur tendra la main à ces honnêtes gens qui auront fouetté ça et là leur chantilly écœurante dans le pas-de-bol des vies à la dérive ? Qui ?
Ceux qui auront tenu le cap, coûte que coûte, dans l'auro-dérision de leur existence à bascule, parce qu' ils savent qu'un jour la bascule, elle se stabilisera, parce qu'ils savent bien qu'être ainsi c'est pas facile à dire à ses proches, c'est pas facile à assumer tous les jours,  parce qu' ils n'oublient pas combien ils ont eu des hauts le coeur dans les creux de vagues, dans les déferlantes ! Mais aussi parce que la force d'avancer, ça ne s'achète pas dans les universités, sur les bancs des grandes écoles ni dans le porte-cartes blindé.
La force d'avancer, c'est dans le regard croisé le matin au réveil, dans le câlin encore chaud d'un cou d'enfant joyeux, dans la joie de faire un métier qui plait, dans la passion de vivre pour soi et pas pour le regard social.
Alors, que cette jeune femme soit obligée de se justifier moi ça me donne juste envie de gerber !

Le muret n'est pas habitué à ce genre de mélopée, mais cette fois c'est trop, j'ai besoin de crier là ...

Moi je ne comprends plus ce monde. Mais l'ai-je seulement compris un jour ?

Et pendant ce temps, j'entends qu'il en coûte 10 000 € à la mairie de Paris pour mettre à disposition de la police un camion à ordures afin d'évacuer les affaires des biffins sous les ponts, qu'on vient de refuser un homme qui venait donner son sang (et on en manque cruellement) sous prétexte qu'il est gay ? ..A droite on se tire dans les bottes, à gauche on se tire dans les baskets, au parti communiste on se tire dans les sabots, à l'élection de miss France on se tire dans la couronne,  sur le net on se tire dans les pixels, à Athènes on se tire dessus dans la rue, en Italie, en Espagne, au Danemark aussi ...! Dans quelques jours les forces de l'ordre vont pouvoir jouer avec nos motos, et nos voitures aussi, comme bon leur semble (t'as pas la bonne tronche, tu fais un bruit bizarre, tu viens de glisser sur le verglas et t'as fait une tonche sur ta poubelle, mais la carrosserie c'est pas ta priorité dans l'immédiat, ben ça sera la leur t'inquiète !) (Yoj' je renvoie les gens chez toi, puisque c'est par toi que j'ai découvert cette autre nouvelle loi qui me glace les sangs, encore !)

Est ce que c'est ma convalescence et le temps dont je dispose pour compulser la presse toute la journée qui me rend morose ou bien est-ce la vraie vie de l'an 2008 et de ceux qui vont suivre ?

Est ce qu'on va continuer à faire mumuse avec les lois encore longtemps ? Est ce qu'on va continuer à séparer les générations ainsi ? Moi je trouve pas ça amusant d'inciter les vieux à avoir constamment peur des jeunes et de leurs révoltes justifiées ! Est-ce qu'on va continuer à tout saborder, à tout saboter impunément ? L'instruction, l'éducation, les médias, le logement, le travail, la santé ? Tout ce qui fait que les jeunes pourraient avoir des envies d'avenir et redonner de l'espoir aux vieux !

Si j'avais été présidente cette année, et au risque de choquer les conservateurs, j'aurai juste fait une loi pour supprimer toutes les illuminations de Noël, tous les blablas petits fours et champagne ... Et oui bien sûr, c'est moins joli un village ou une ville sans ses éclairages de Noël, mais quand ces fêtes de fin d'année ne veulent plus dire grand-chose que frustration de ne pouvoir faire des cadeaux à ses enfants, ça sert à quoi de gaspiller tout ce pognon ?

Je ne suis pas certaine qu'un peu de pudeur et de solidarité (ho le vilain mot) aurait nuit à mon beau pays. Je me dis même naïvement qu'avec un peu de réflexion, chacun aurait pu être fier de sa contribution.

Parce que mine de rien, tous ces dollars économisés sans les décorations publiques (qui sont quand même souvent juste un éclairage et pas une oeuvre d'art) ben on pourrait peut être en faire quelques logements décents non ?

Oui, je me dis qu'à défaut de rassurance, un Président il pourrait au moins une fois, faire une loi amovible, un truc qui montre l'urgence, la compassion (ho putain, encore un vilain mot). Et puis surtout un truc qui ferait cesser les clivages, au moins un temps, le temps des Fêtes, qui ne sont pas à la Fête.

Ca vous gênerait vous, qu'une fois dans la vie, une année comme ça au milieu de tant d'autres, les villes et les villages ne sortent pas les habits de fête ? Franchement ça vous choquerait plus que de voir Julie et ses enfants déménager toutes les semaines en attendant qu'un logement social se libère enfin ?

Un peu comme on fait une minute de silence pour un mec qui se flingue (mais pas 3 minutes de silence supplémentaires pour le reste de la famille flinguée avant lui)  ben là on ferait comme un éclairage en silence, une année,  juste pour le respect de ceux qui ne peuvent pas offrir à leurs enfants un Noël décent.

Je vais vite retourner au boulot, parce que compulser la presse, ça me rend encore plus malade, et retourner oeuvrer dans ce que je sais faire de mieux, soigner mes livres, pour ne plus transformer ce muret en mur des lamentations !

Tiens, j'ai trouvé une lecture de saison, si ça te dit, tu me fais un résumé, parce que là tout de suite lire un essai sur l'éducation fait par un gars qui maitrise la règle de 3 et le futur antérieur mouais, je dis que c'est couillu ! ... Là tout de suite, moi je lis plutôt ça, et aussi ça et ça, voilà !

Bou diou, je crois bien que je n'ai jamais mis autant de liens dans un billet moi, c'est dire que c'est le bordel dans ma tête de piaf !

Musique ? Ho Oui, musique, pour adoucir les moeurs, c'est pas récent, mais je ne sais pas, en ce moment ...


Découvrez Pep's!

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07 décembre 2008

Do Brasil

Si quelqu'un a un bout de plage à me céder, je suis preneuse.
Non mais pas pour partir en vacances, non, non. Juste pour retrouver ma liberté, liberté chérie, sur mon lit.

Depuis qu'ils sont rentrés à la maison, c'est l'invasion !
Et l'entrainement de capoeira commence à devenir lourd !

Mais pourquoi je leur ai parlé de ça aussi ?
Je leur ai raconté que quand j'étais jeune, enfin, un peu plus jeune, j'avais vécu une période de ma vie mémorable. Quelques mois dans le 6.4.
Quelques mois avec une bande de joyeux drilles. On vivait dans un squatt (ouais ben répète pas hein !) dans une rue piétonne d'une merveilleuse petite bourgade au nom de jambon (oui ça, ça fait moche, je sais mais la bourgade en question est loin de l'être, moche). C'était au dernier étage d'un vieil immeuble (trop beau!) où on s'était même fabriqué un passage sur les toits, pour aller s'allonger certains soirs, sur les ardoises encore chaudes de la journée, regarder les étoiles et refaire le monde. Dans ce merveilleux grenier ré-aménagé par nos soins avec diverses choses trouvées au détour des rues, comme des bancs publics, des panneaux de circulation, des fleurs en plastiques, des filets de pêcheurs pour séparer les piaules, des verres et des cendriers gracieusement offerts par les commerçants du quartier. On avait réussi à se faire chacun un petit nid douillet, on était 7 en permanence, 4 garçons et 3 filles, et tous à des périodes de transition dans nos vies. Un objecteur de conscience, une brésilienne égarée, une entre deux jobs, un déserteur (hé ouais, la fin du service militaire n'est pas si loin), un voyageur rasta, un barman, et bibi tout juste licenciée et un peu étonnée dans son nouveau monde, loin de ses montagnes.
Bref, on vivait un peu au rythme de notre barman, à rentrer avec le soleil levant, à chanter à tue-tête  54-46 was my number ( bon et là je rechante à tue-tête parce que c'est trop bon) à aller de concerts en festivals, à se faire des restau-baskets, à rire aux anges pour un rien, ou pour tellement !
A force de trainer nos guettres de plages en bar, bien sûr on avait un réseau (sans aucunes tuyauteries internetiques bien sur) et je crois que j'ai souvent été la seule a parler encore quelques vagues mots de français.
Une chose est sûre, j'ai validé mon pitoyable anglais durant cette période. Entre les australiens, les brésiliens, les anglais, les américains et tous les autres, forcément...la langue commune, c'est pas toujours celle qu'on colle dans la bouche de son voisin de comptoir !
Bref, les uns nous ont initiés au morey-boogie (je suppose que ça porte un autre nom aujourd'hui, mais j'aime bien morey-boogie) les autres aux percus le soir autour d'un feu de plage, et les brésiliens à la capoeira !

Voilà, on arrive enfin au sujet de ce billet, la capoeira ! ('agade, on a plus qu'à faire pousser les locks et on est bons!)

J'avais expliqué aux nains, il y a quelque temps, l'histoire de la capoeira que je trouve si belle. Une sorte de danse combat sans coups, initiée par les esclaves africains du Brésil, une forme d'entrainement à une éventuelle confrontation avec l'oppresseur. Une danse comme un langage animal, où tout se joue dans la manière de ramper, de bondir, de communiquer avec ses pairs, en roda (ronde). Une danse d'équilibriste, d'acrobate, de malin où l'on se colle au rythme des percussions et des chants. C'est vraiment un langage collectif, ou plutôt un assemblage d'individualités dans le cercle qui prend et donne l'énergie nécessaire pour danser et jouer.

Pendant l'été, j'avais repèré des séances de démonstrations en extérieur, et j'avais emmené mon plus petit nain, le grand étant occupé ailleurs, à assister à ces démonstrations. A peine arrivés sur place, il avait déjà rejoint le groupe des vaillants débutants pour une découverte de cette danse. Et depuis ...
Ben depuis, j'ai comme un petit bonhomme qui fait ses acrobaties sur mon lit en permanence (quand la DS est HS), qui se déplace de plus en plus sur les mains, c'est pratique quand tu te retournes pour lui parler et que tu te retrouves nez-à-nez avec ses pieds ! Qui fait des vrilles sur la tête, sur l'épaule, bref, qui capoeirote constamment !
Je n'ai quand même pas osé leur avouer, qu'un des rares mouvements que j'ai parfaitement maîtrisé dans cette discipline, c'est l'art de s'écraser le nez dans le sable (moi j'avais la bonne idée de faire ça sur la plage). Et c'est bien dommage que la scanneuse ne soit pas là, sinon je vous aurais mis les preuves de mes exploits afro-brésiliens.

Donc j'y reviens, je sais, je suis un peu têtue, mais si quelqu'un a un bout de plage à céder ..... je récupèrerais bien mon pieu aux heures ouvrables.
Et Grace, de grâce écoutez moi ça !



Découvrez Grace!

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01 décembre 2008

Pudique impudeur.

Quelle semaine étrange, d'abord, tous ces gars qui me font déshabiller à tour de rôle , dans des pièces pas super trop bien chauffées, j'ai froid ! Non pas que je n'aime pas me déshabiller devant les gars, loin de là, mais trois en deux heures, quand même, j'ai 40 piges pas 25, j'ai froid ! Ma résistance impose des limites, je dois bien le reconnaître, et ça me plait moyen cette idée.

Et puis le ré-apprentissage de la luge en voiture. La vache, jeudi fallait pas habiter la capitale des Alpes sans maîtriser le stem en boîte à roues ! On a souvent roulé à gauche, mais rien de grave puisque les autres roulaient aussi à gauche, on a frôlé quelques barrières, évité plusieurs tête-à-queue, (je me demande toujours où mettre les S, alors j'en mets pas) et surtout mis deux heures pour faire vingt bornes ! M'est avis que les gars des ponts et chaussées ont tous loupé le réveil !

Et puis pour finir, ma grand-mère qui décide que ce Noël c'est un de trop et qui s'éclipse avant l'heure...

A propos de la matrice, je lisais ça l'autre jour :

"Grotte, Abîme ou Matrice, c'est en elle et par elle que l'on peut espérer agir sur la manifestation première. Elle contient toutes les sources, les origines, les matières. Elle accueille les visiteurs , les audacieux ou les égarés, pour les protéger, les guider, leur apprendre."

Je trouve ça joli moi, les audacieux, les égarés qui viennent boire à la source ...

Un pyjama sexy ce sera mieux qu'un survet' tout élimé et un tee-shirt trop long, laissé à la maison par un de ces audacieux que j'ai aimé.
J'ai aussi trouvé des boxers tout lycra, tout doux, parce que là, la dentelle c'est abusé et même une paire de pantoufles trop jolies pour arpenter les couloirs moi qui n'aime marcher que pieds nus.

Elle a choisi le jour où je me la joue en Ut mineur pour un Thé russe et où je fais des trous dans mon col, pour entrer en terre ma grand-mère plus très grande, quelle ironie, elle s'enfoncera tout en dessous quand je me réveillerai tout au-dessus ! J'ai juste envie de lui dire de faire gaffe aux coups de genoux, si dans son voyage elle croise un grand-père danseur de Tango.

La matrice, une histoire de femme faite par et pour les hommes ? Quelque chose dans le genre. Un petit nid douillet pour petits et grands. Un jour un super bonhomme m'a dit que c'était là que siégeait les renoncements, les histoires d'amour pas réglées.

Malade-ire, mal-à-dire les mots coincés là, au centre de la vie. On vient, on va, on part. Alors on dit, dans l'impudique pudeur, que c'est pas si simple d'avancer tout le temps, les bras en l'air et le sourire en berne.

Mais il y a toujours ce putain de ressort qui tire tout en avant comme petite belle-sœur qui bientôt nous offrira encore une autre vie, pour l'instant bien au chaud dans la matrice. Ces nuages qui promettent à l'envie le soleil flagrant. Un ange qui passe quand on ne l'attend plus, et la vie qui file droit devant. Y'a même pas moyen d'avoir le cafard cinq minutes dans cette fichue cabane !

Des histoires de femmes, comme il en existe des millions. Qu'on n'ose pas toujours écrire, mais qu'on a besoin d'accoucher, d'expulser pour respirer un peu et faire place nette.

Mais je raconte de ces trucs moi !

C'est suite à une réflexion avec une blogueuse qui me demandait si je ne la trouvais pas trop exhibitionniste, que je me suis à nouveau demandé. Où se situe la pudeur ?

mon_oeil

Dans ce qu'on montre ?

Je crois que la pudeur elle est dans la manière qu'on a d'exprimer les émotions, les évènements. On peut se donner à lire, dans ce qu'on a de plus intime, si on le fait avec le coeur, alors il n'y a rien d'impudique, rien d'exhibitionniste. Et depuis le temps que j'écris ici, je n'ai rencontré que des gens qui écrivaient avec leur coeur, leurs tripes.

Le muret, il en a déjà pas mal connu des retours de flammes, il en connaitra sûrement d'autres, c'est son destin, mais il est aussi la pierre qui se réchauffe au moindre rayon de soleil, au moindre amurrissage d'hirondelles, alors je vous le laisse quelque temps, chauffez moi ces pierres, avant que je ne revienne vous raconter comment l'anesthésiste était trop beau, comment j'ai fait fureur dans les couloirs blancs avec mon pyjama top sexy ( tiens je vous lance un défi, quelle couleur le pyj' ?) et surtout comment j'ai trop envie de remonter très vite sur ma moto !

Imogen heap, comme souvent dans ces instants là ...


Découvrez Imogen Heap!

Posté par feekabossee à 01:41 - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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