11 octobre 2009
Ma rentrée musicale et littéraire.
Ha là là !
Voilà, enfin une soirée tranquille pour me poser et vous parler de mes deux nouvelles coqueluches (et pourquoi pas grippe A ou Varicelle tiens ? C'est pas assez classe ?)
Mais comme l'internet est bien plus malin que moi, et surtout lui, il est au courant de tout c'qui s'dit, un peu comme mon concierge ou Madame de Keravel, là il me raconte que "Autrefois, la coqueluche était une sorte de chapeau que les médecins conseillaient de porter pour avoir toujours la tête au chaud et ainsi éviter d'attraper la maladie du même nom. Or, à la même époque "être coiffé de quelqu'un" signifiait "en être amoureux". L'expression personnifie donc la coqueluche et s'associe à la précédente pour dire que quelqu'un est amoureux de nous, que l'on est son "préféré".
Alors donc, dans mes nouvelles amours coqueluchesques, je commence par le garçon. Oui, c'est comme ça, les garçons d'abord. Le gars Jil, en vrai il s'appelle Jil de Jil Is Lucky, le groupe (d'où J I L. tu comprends l'astuce là ????) Oui bon, ben JIL le chanteur, depuis que je l'ai entendu the first time, je suis toute croque de lui. Dés que je peux, il entre dans mes oreilles, parce que, mon ami, un gars qui fait des courses de poneys dans la neige avec des lunettes cœur, moi je l'épouse, mais là le problème c'est qu'il pourrait presque être mon fils si j'avais commencé très très tôt les histoires de zizi-panpan (ce qui n'a pas été le cas, DU TOUT !)
Lui il a un truc à la Elliott Smith qui forcément me séduit, et puis c'est pile poil la pop que j'aime alors voilà, c'est tout et c'est déjà beaucoup.
Ah si, ma première coqueluche a un rapport avec la seconde, c'est leur premier bébé à tous les deux, mais pas ensemble, enfin, je ne crois pas, elle est beaucoup trop vieille pour lui !
Et si elle n'est pas d'accord, c'est parce qu'elle fait sa star qui met les pieds sur le fauteuil, tout ça, tout ça ... (Mais en vrai, moi j'adore les filles qui mettent les pieds sur les fauteuils quand elles ont la pétoche !)
Alors ma deuxième coqueluche, en fait c'est pas nouveau, c'est juste que là, elle fait un peu parler d'elle, et en plus d'être belle comme un cœur, drôle, sexy, écrivaine, voyageuse des océans, plongeuse avec les requins (oui oui, je sais, je radote mais franchement c'est pas toutes mes copines blogueuses qui nagent avec des gros poissons aux dents aiguisées non plus!), ouvreuse de bocal, sondeuse d'âmes schizos.
Bon bref, la mère Estelle Nollet elle nous a pondu un premier roman digne des grands écrivains que j'affectionne. Et elle a eu l'audace de lui coller un titre qui fait bien flipper les voisins du rayon libraire. Réfléchis deux secondes, t'en bois souvent des rats-kangourous toi ? Hein ? A côté du "que serais-je sans toi ?" ou bien "le premier jour" ou bien "le voyage d'hiver". Franchement cette jacquette floquée "on ne boit pas les rats-kangourous", moi je trouve que ça en jete. Bon en même temps, ça fait partie de mes critères dans les choix de lectures. Le titre, plus loufoque il sera, plus vite je plongerai dans le livre !
Alors comme ce bouquin m'a bluffée plus que je ne l'aurais imaginé, je vais essayer de donner envie sans vendre le suspens et vite, vite tu vas filer vers chez ton libraire ou vers ta bibliothéqueuse si elle est bonne, pour n'en repartir qu'avec Estelle sous le bras, sinon rien. Même pas un Musso, non, non et non, c'est Estelle ou RIEN !
Alors le truc qui va te donner envie, c'est ce bout de nulle part au fin fond du désert, où on ne fait que picoler. Boire pour oublier que l'avenir n'existe pas, boire pour oublier qui on a pu être ? Bon, en même temps, que faire d'autre ? Entre le Doug qui creuse des trous partout et tout le temps, Den l'épicier qui refuse d'aller avec les autres au bar de Dan, et la décharge qui délimite le bout du monde, il n'y a vraiment rien d'autre à faire que regarder le temps s'étirer, boire et boire encore ... Le désert s'étire à perte de vue d'un côté, et à perte de décharge de l'autre.

Dune par Dionys Moser. Pas moyen de trouver une des magnifiques photos de Jean-Marc Durou auxquelles j'ai pensé pendant ma lecture, et comme j'ai trouvé cette dune très sensuelle, voilà, une autre idée du désert ...
Ils sont rares les livres forts qui t'embraquent malgré le climat d'inertie qui plombe dés les premières lignes. Mais Estelle a le talent de nous faire passer des centaines de pages sans une seconde d'ennui, pourtant il ne se passe rien dans ce trou à rat (kangourous ?)
Il pendant qu'il ne se passe rien, on adopte tout tranquillement chaque personnage, et son histoire qu'on suppose douloureuse. Willie, le narrateur est le seul avec Dig-doug le bien gentil, à être né ici. Tous les autres sont arrivés là un jour. Volontairement ?
C'est ce que Will va s'atteler à découvrir en fouillant le passé de chacun, comme une enquête personnelle, il veut comprendre pourquoi ce manque d'avenir se fait si cruel, pourquoi quand "on fait demi-tour, on ne fait pas forcément marche-arrière". C'est un coriace Willie, un coriace qui parvient même à adopter un coyote ...
Estelle nous botte dans la touche du passé qu'on ne veut pas forcément regarder, celui des choix qu'on peut faire, ou pas. Estelle c'est une sacrée tricoteuse de mots qui touchent, ça fait comme si les mots qu'elle assemble c'était forcément les bons, d'emblée, pour annoncer un enfer qu'on sent bien se pointer à chaque nouvelle maille.
Maintenant si t'as pas assez bu pendant les 327 pages, et que tu te demandes encore pourquoi on ne boit pas les rats-kangourous, demande au coyote ou a Estelle, moi je ne dirai rien !
On ne boit pas les rats-kangourous. Ed. Albin Michel, 327 p.

Rien à voir, juste que ça me fait marrer un grand dadet de 12 ans au bord d'une piscine. Mais pourquoi diable veut il se faire des gros bras ?... Tiens ça me fait penser qu'il y a un mois et demi, on se baignait encore ...
Et pour la route, parce que entre le salon d'où je t'écris et la chambre où je vais aller me noyer dans les oreillers douillets, on a le temps pour un autre morceau de JIL pour clôturer la soirée.
Commentaires
J'ai bien aimé JIL, merci de cette découverte!
J'ai tellement plein de trucs à dire, j'hésite...
soit j'dis rien, soit j'dis tout en une fois, sois j'le dis en plusieurs fois...
Bon d'abord je suis over-flattée d'être citée, mais d'un autre côté, être citée à côté de ta concierge, je suis pas bien sûre que ce soit flatteur ; sauf si on a lu "le j'sais pas quoi du hérisson" mais j'l'ai pas lu !
Pi Estelle Nollet j'l'ai pas lu non plus mais je vais demander à ma bibliothèqueuse de l'acheter (ça fait de la pub pour ta cops en même temps ;-)
Ensuite, un Musso ou rien c'est comme qui dirait pareil non ?
Enfin ta p'tite zik là c'est frais, comme dirait mademoiselle de K (mais j'ai pas vu les lunettes en coeur ???).
PS : comment qu'il est beau ton fils !!!
Rhooooo,a lors ça y est, t'as fini de boire les rats-kangourous toi aussi...
J't'l'avais dit qu'il était chouette son bouquin... Du genre à te plonger gentiment en enfer et à te montrer que, des fois, pour en sortir, faut pas chercher trop loin les réponses (regarder un peu au fond de soi, ça peut suffire)...
Pis rien à voir, mais j'trouve ça honteux les gens qui se baignent alors qu'ici ça caille !!!
(Suis révoltée... et mes chaussettes de dodo aussi !!!)
;-p
pff c'est long comme note c'est long :d
J'espère que tout va bien pour toi
bisous tout tout doux :D
***********
*Jane* De rien, c'est un plaisir si tu aimes...
*MadameDeK* J'aime bien quand tu hésites en fait.
*MissTortue* J'ai mis tant de temps à répondre que là j'en suis bientôt aux pneus neige.
*Peter* Ca te fait un peu de lecture, râle pas poussin ! Bisous plein et doux à toi aussi.
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