20 octobre 2009
Mélancolie du retour ... toujours.
Derrière la vitre de ce train, je cherche à figer du regard une image que je n'aurais encore pas capturée.
Je cherche un regard, un visage connu, un sourire qui ne viendra pas dans l'objectif de ma pupille.
Derrière la vitre de ce train j'écrase une larme de fatigue. Cette dernière rencontre a été si riche, Olivier comme un être qui aurait toujours été dans mes parages, sa main qui prend, qui dit c'est chouette de se voir, enfin. Ce sourire généreux, et ces yeux qui brillent d'émotion en même temps que les miens, c'est fort tout ça. Ça fait chaud, ça fait bon.
Estelle, c'est de la beauté qui rigole, de l'envie de se dire les mots souvent écrits, t'es belle, t'écris bien, tu fais trop rire, putain t'es belle quand même. Raconte encore ta vie nomade, tes poissons qui croquent et tes envies de petits chats.
Ma tortue, c'est ma Tortue, c'est de la bonne humeur souriante tout le temps, avec parfois des notes qui chantent, et parfois des clins d'œil de complicité pour taquiner nos hôtes. Ce sont des secrets de filles qui font parfois piquer les yeux et qui font parfois rire à gros bouillon.
Madame et son amoureux qui chaque fois nous font une place dans leur vie, le temps d'un week end qui va trop vite, qu'on ne peut pas imaginer l'un sans l'autre, la fine équipe, le duo infernal, le tandem de choc, les complices malicieux, c'est comme une carte postale intemporelle à laquelle on aimerait ressembler, un jour, quand on sera grande et qu'on aura nous aussi trouvé L'Amoureux d'une vie.

Derrière la vitre de ce train, je cherche du regard la larme de fatigue qui s'écrase sur ma main, je ne vois plus rien, il n'y a plus rien à voir, tout est noir et sage comme du Soulage, panneau noir mate de la nuit écrasante illuminée et transpercée au loin par un néon écarlate, lumière qui traverse cette nuit comme pour dire, il te restait pourtant encore une lumière à voir, mais c'est fini, le train démarre ... éteignez les lumières, on quitte la gare, y'a plus rien à voir.
Et dans mes oreilles à ce moment là, Thomas Winter & Bogue.
Commentaires
En dehors du rêve - attirant, mais illusoire - de faire partie de cette belle équipe, je dois avouer qu'une fenêtre de train évoque pour moi furieusement "Mes Chers amis" (Monicelli).
http://www.youtube.com/watch?v=4efiIb0_kWM
de 4'25 à 4'35
Hélas, les vitres ne s'abaissent plus...
Mais perspective du revenir, plaisir... Je n'en dis pas plus.
Mais perspective du revenir, plaisir... Je n'en dis pas plus.
Ah ben c'est malin, j'écrase une larmiche moi aussi !
Mais je me dis qu'on aura plein d'autres vitres de train pour noyer nos regards dans le noir du dehors où les lignes du sol qui s'étirent à grande vitesse... Promis !
(Pis fais pas rêver les foules avec le couple infernal des "De K"... Moi je peux casser le mythe : quand Madame crie à Monsieur "Attention, sur le trottoir, va pas dans la crooooootteuuuh !!!" Leur côté glamour en prend un coup, même si c'est dans une rue de Versailles face au château !!! Eh, eh.)
;-p
***********
*papet* Mais c'est excellent cette petite vidéo, je ne connaissais pas du tout. Quand au rêve, il n'a rien d'illusoire, il s'agit souvent d'opportunité, qu'on saisit, ou non ...
*Oh!91* Et quelle belle perspective, oui !
*MissTortue* Ha toi aussi tu tchounes des larmes écrasées parfois ?
Et oui bien sûr que Dame de K elle le harcèle son lover, mais je le soupçonne d'aimer ça !
ah la vache !!! moi aussi j'vais pleurnicher...
la Fée reviens !
et Miss Tortue reviens aussi !
et Papet Croûton tu peux venir ! plus on est de fous plus on rit
et Oh!91 j'vais m'le faire aussi !
Oh pardon ! ça m'a échappé...
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*Madame* Ha ha ha ! Tu me fais rire et pleurer en même temps, je te raconte même pas le bel arc-en-ciel sur mes joues, là.
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