Mais où se posaient les hirondelles avant l'invention du téléphone?

petites histoires en vol .....

21 octobre 2009

Post-it du soir.

En rangeant un peu ce soir mes nombreux carnets de notes, je pensais à ma grand-mère quand elle nous a fait venir pour lui dire au revoir, elle savait où elle partait, elle voulait juste nous dire aurevoir à tous avant de partir, mais elle voulait rejoindre son Paul, elle le disait, depuis son départ la vie était trop vide.

Et dans un de mes carnets, je tombe sur ce passage de "Seul dans le noir" de Paul Auster que j'avais recopié tellement je l'avais trouvé beau, le narrateur parle de sa soeur aînée qu'il adorait ...cadeau :

"Quand on me demanda si je voulais que l'hôpital procède à une autopsie, je répondis que ce n'était pas nécessaire. Il y avait deux possibilités. Ou bien son corps l'avait lâchée, ou bien elle avait pris des comprimés et je ne souhaitais pas savoir ce qu'il en était car, dans un cas comme dans l'autre, la réponse n'aurait pas raconté l'histoire vraie. Betty était morte d'un cœur brisé. Il y a des gens qui rient en entendant cette expression, mais c'est seulement parce qu'ils ignorent tout de la vie. On meurt d'un cœur brisé. Ça arrive tous les jours et ça continuera d'arriver jusqu'à la fin des temps."

Valentin_Mihailov

                                                           by Valentin Mihailov

Voilà, c'est tout, et ce sont des mots que j'aurais adoré écrire un jour, mais n'est pas Paul Auster qui veut !
Je vous propose une bien douce nuit, j'y vais de ce pas non sans lire quelques chapitres d'un très beau livre de Catherine Mavrikakis "Le ciel de Bay City" où il est encore question de mourir d'un coeur brisé mais dans un autre registre, je vous en ferai peut être un papier si j'arrive à retrouver le temps d'écrire plus souvent.
Et pour quitter cet écran à pas feutrés ... Je vous laisse avec Fred.

Posté par feekabossee à 23:40 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2009

Mélancolie du retour ... toujours.

Derrière la vitre de ce train, je cherche à figer du regard une image que je n'aurais encore pas capturée.
Je cherche un regard, un visage connu, un sourire qui ne viendra pas dans l'objectif de ma pupille.

Derrière la vitre de ce train j'écrase une larme de fatigue. Cette dernière rencontre a été si riche, Olivier comme un être qui aurait toujours été dans mes parages, sa main qui prend, qui dit c'est chouette de se voir, enfin. Ce sourire généreux, et ces yeux qui brillent d'émotion en même temps que les miens, c'est fort tout ça. Ça fait chaud, ça fait bon.
Estelle, c'est de la beauté qui rigole, de l'envie de se dire les mots souvent écrits, t'es belle, t'écris bien, tu fais trop rire, putain t'es belle quand même. Raconte encore ta vie nomade, tes poissons qui croquent et tes envies de petits chats.
Ma tortue, c'est ma Tortue, c'est de la bonne humeur souriante tout le temps, avec parfois des notes qui chantent, et parfois des clins d'œil de complicité pour taquiner nos hôtes. Ce sont des secrets de filles qui font parfois piquer les yeux et qui font parfois rire à gros bouillon.

Madame et son amoureux qui chaque fois nous font une place dans leur vie, le temps d'un week end qui va trop vite, qu'on ne peut pas imaginer l'un sans l'autre, la fine équipe, le duo infernal, le tandem de choc, les complices malicieux, c'est comme une carte postale intemporelle à laquelle on aimerait ressembler, un jour, quand on sera grande et qu'on aura nous aussi trouvé L'Amoureux d'une vie.

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Derrière la vitre de ce train, je cherche du regard la larme de fatigue qui s'écrase sur ma main, je ne vois plus rien, il n'y a plus rien à voir, tout est noir et sage comme du Soulage, panneau noir mate de la nuit écrasante illuminée et transpercée au loin par un néon écarlate, lumière qui traverse cette nuit comme pour dire, il te restait pourtant encore une lumière à voir, mais c'est fini, le train démarre ... éteignez les lumières, on quitte la gare, y'a plus rien à voir.

Et dans mes oreilles à ce moment là, Thomas Winter & Bogue.

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01 octobre 2009

Cherche ...

Cherche épaule solide à louer quelques heures par année.

Épaule étanche et musclée conseillé.

Paierais même surplus pour bras qui serrent fort.

Lâcherais même prime si le bras du bout de l'épaule a des mains généreuses qui caressent les cheveux doucement ...

Et alors si en plus le haut de l'épaule possède une oreille pas trop fatiguée, prête à intervenir en même temps que les bras qui serrent, l'épaule qui éponge et repose, les mains qui caressent les cheveux, alors là je donne tout ce qui me reste ....



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Il y a des jours, comme ça ...

Listen to Kings of Convenience, j'aime toujours, chaque fois ...

Posté par feekabossee à 22:23 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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