Mais où se posaient les hirondelles avant l'invention du téléphone?

petites histoires en vol .....

26 avril 2009

Coucou, me revoilà !

Ouillouillouille !
Presque un mois d'absence et quand je reviens je prends un vent de panique, Canalblog est tout bizarre, vert et gris, pas disposé comme avant, à croire que lui aussi il a déménagé dans la campagne et que ce matin le ciel est tout gris !
Bon remarque, ça va, en 5 minutes je suis déjà rodée. A moins que ce ne soit la force des habitudes. L'adaptation rapide aux changements. Va savoir Charles ...
Alors, alors, comment ça va les lapins ?
En forme ?

Ici, écoutez ça va pas mal, je mesure chaque jour le plaisir d'avoir un vrai chez soi, de retrouver nos livres, fringues et diverses petites choses oubliées dans les cartons.
On a passé une année "parenthèse" dans un chez nous pas à nous et loin de nos écoles et boulot, pour tout un tas de raisons pas forcément rigolotes donc inutiles sur ce muret ...
L'important c'est aujourd'hui et mes loulous qui revivent, et qui revivent tellement bien que j'ai déjà plein de petits invités dans ma nouvelle cabane, que je me transforme en cuistot mais que j'adore ça !
(Quelqu'un peut me dire pourquoi des petits bonhommes en bleu jouent la marseillaise devant l'église ce matin ? C'est quoi le 26 avril ?, j'avoue ne pas être fortiche en date mais là, je sèche pour de vrai ...)

Bon quand même faudrait pas croire que tout est rose non plus !

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Par exemple ce matin, avec mon grand, on décide d'aller courir un peu (oui oui vas-y marre toi, t'as le droit, il y a 15 ans que je n'ai plus fait de truc aussi ballot !) laissant le nain et son pote sur leurs consoles, maudites consoles abrutissantes, bref. On part courir, et je me souviens même comment on fait dis donc !
Bref, entre deux apoplexies et trois arrêts cardiaques du genou, je suis en nage, mais j'admire ce paysage qui entoure notre chez nous, les chevaux à gauche, les vaches et moutons à droite, sans parler du chant infernal des crapaud qui crapahutent gaiement sur le dos des grenouilles, parce que c'est la saison [Tiens parait qu'ils vont mettre des panneaux "attention crapauds" bientôt, histoire de pas les écrabouiller. Oui ben, c'est un peu pas facile de ne pas les écrabouiller, par ce que tu vois la dernière fois que je suis revenue de chez frérot, de son trou du cul du monde là bas où vivent quelques 60 âmes humaines mais 3 fois plus d'animaux, je me suis retrouvée, de nuit, sur une route toute étrange. La nuit je ne vois pas très bien sur les routes où on n'a pas fait de peinture, et j'avais la musique bien fort, mais va savoir pourquoi, quand j'ai senti que le revêtement était tout moelleux, j'ai baissé le son (oui, ma vue marche souvent avec mon son, cherche pas, chui mal foutue ) et là, malheureux ...
J'ai compris que je roulais sur un tapis de crapauds, j'te jure que ça fait un effet boeuf ! Et alors,  si tu recules, tu les écrabouilles, si tu avances tu les écrabouilles, du coup panneau ou pas, faudra qu'on m'explique comment on fait pour pas les écrabouiller les bestioles hein ...]
Bref, on couraient donc, cheveux au vent, respirant le bon crottin tout frais des chevaux très beaux (ho, ça va, je peux aussi essayer d'être pouète !) quand soudain, un dame chapeautée sort de derrière un muret en disant " Attention ! N'ayez pas peur, elle est gentille ". Mais qui donc ?

  pitbull_2
Et que personne ne me dise que c'est joli ce truc ou je mords !

Le temps de se demander qui est gentille, un pit bull passe le mur tel un sauteur de haies et se plante devant moi. Pfiouuuuu la vache, mon cœur est presque hors de ma poitrine, et mon grand est scotché dans mon dos.
Je dis à la dame que ce n'est pas la peine de me dire de ne pas avoir peur, parce que trop tard, j'ai peur et le mieux est qu'elle rappelle son cabot et fissa !
Son malabar de mec sort de sa jolie guérite, et me dit d'arrêter mon cinéma (ma trouille en traduction campagnarde) que si il laisse leur chien errer sans laisse, c'est qu'il est gentil, qu'il faut cesser d'écouter les conneries des médias, et que si ça me plait pas ben j'ai qu'à aller courir en ville là où les chiens sont attachés (mon cul ouais !)
Je suis sidérée par tant de haine, moi qui respirais enfin le bonheur du retour à la vie paisible et rurale, la vraie, celle où j'aime vivre depuis quarante ans, ça me troue qu'un mec me parle comme ça ... On a quitté les pit bulls de notre logement parenthèse, et en arrivant là je ne pensais pas y être à nouveau confrontée.
La question est donc, mais pourquoi tant de passion pour cet animal de merde qui ressemble à rien ?
Oui cette fois ça me colle la colère et du coup la vulgaire attitude aussi. Qu'on m'explique ce qu'il y a de jouissif à avoir un chien dangereux et moche en prime.
D'où vient ce besoin d'apeurer son voisin, que ce soit en ville ou à la campagne d'ailleurs, je ne vois pas pourquoi l'obligation de muselière ne serait pas aussi officielle à la campagne.
Parce que moi aussi je suis gentille, jusqu'à ce que je m'énerve !

Je commence à me demander si cet animal sauvage n'est pas un substitut phallique pour frustrés de la petite quéquette tiens ! Ben ouais, on compense comme on peut !

Je me souviens quand j'ai vu pour la première fois Danny the dog, ce film que j'ai bien revu 3 ou 4 fois depuis, tant il me bouleverse, j'ai pensé à ces chiens que l'on dresse pour combattre, et pour tuer aussi, n'en déplaise aux amoureux du genre, moi ça me dégoutte. Il est loin le temps où Helen Keller avançait aidée de son pit bull, loin le temps où cet animal était si gentil qu'il était utilisé pour aider et sauver des vies.

Je retournerais bien lui offrir Julius Winsome à ce brave frustré, mais je crains que ce ne soit pas du meilleur effet. Dommage, le mec qui vit seul dans son bois du Main avec son pit bull Hobbes (marrant de se souvenir que le philosophe du même nom disait que "l'homme est un loup pour l'homme") en connait pourtant un rayon en terme de violence, j'ai refermé ce bouquin hier en me demandant simplement, où est la limite entre l'homme et l'animal ... Un livre à lire, sans hésiter, pour retrouver les théories de Hobbes en mode romancé, pour l'originalité du sujet, l'écriture qui ressemble aux paysages, aussi rude que tendre, pour la poésie qui sort de chaque description et pour Shakespeare aussi, bien sûr. Julius est entouré, dans son chalet du fond des bois, par 3282 livres que son père lui a laissé, par des fusils qui ont fait la guerre avec son grand-père, et par la solitude. Un livre qu'on lit en ralentissant page après page, pour se questionner, penser l'homme, et savourer. A lire donc (et à relire tant il regorge de sujets de reflexions comme je les aime). Mais surtout, surtout, éviter de croiser un possesseur de pit bull le lendemain matin ...

Bon je pense que j'aurai plein d'occasions de vous raconter ma nouvelle campagne les hirondelles, mais là j'ai un spectacle en direct et sous mes fenêtres, alors m'en voulez pas si je vous laisse.

Vous vous souvenez peut être l'été dernier, quand, accompagnée d'une tortue, on fantasmait un peu sur les cuissots des rugbymen s'entrainant derrière les haies d'un havre de paix, ben mon havre à moi, il est pile au dessus du bar qui fait office de QG à ces mêmes rugbymen, et aujourd'hui, vu le bruit qu'ils font, ils ont du gagner ... Ha la la vive la campagne et le sport, tiens ...

ps pour Oh!91 : Tu vois ce que t'as loupé à ne pas venir ????

ps 2 : Je suis super en retard pour annoncer une oeuvre collective et qui devrait être remboursée par la sécu tant elle est d'utilité publique ! Encore une idée de cette satanée Dame de K, mais il y a aussi tout plein de beau monde, comme La doc' Med'céline, ou Berthoise, Catherine, Coumarine, L'homme du moment, Pakita et Valombreuse, et votre serviteuse pour vous servitir évidement ! L'oeuvre s'appelle Bloguoquineries, et le titre à lui seul vous donne le ton ... Allez zou, c'est par là, et c'est pas chèr !

Et Florent Marchet qui raconte si bien le village ...En vidéo c'est encore plus flagrant !

Posté par feekabossee à 22:20 - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 avril 2009

Déménagement, again !

"Je me demande bien par où commencer.

Je me demande où j'en suis.

Je me demande comment s'appellerait Paris si elle s'appelait autrement.

Je me demande si le célèbre magicien habitait le château d'Oz.

Je me demande pourquoi il l'a épousée.

Je me demande où vont les mouches les jours de grand vent.

Je me demande pourquoi tant de haine.

Je me demande si la gigolette est la femelle du gigolo.

Je me demande qui a été le plus nul au cours de ce match nul.

Je me demande qui, le premier, a installé une barrière autour d'un champ et planté un panneau : Proprièté Privée."

Etc, etc ...

Je me demande, Pierre Barachant. Atelier du Hanneton, 2005

Du coup, moi je me demande ce qui me fait sourire dans ce genre de considérations.

Je me demande comment on pourrait bien choper le SIDA si on n'utilise plus le préservatif.

Je me demande quel goût aurait le boeuf bourguignon, sans le bourguignon.

Je me demande si c'est pratique, des fesses ailées.

fesses_ail_es

Je me demande pourquoi on dit d'un œil qu'il est au beurre noir, alors que l'œil dans ce cas là est plutôt au vin, comme le coq, mais sans le coq.

Je me demande comment il sera. Le prochain.

Je me demande pourquoi mes ongles ont plusieurs couches, c'est super chiant quand la première se fend.

Je me demande toujours où se posaient les hirondelles avant.

Je me demande pourquoi la peau caramel est plus sucrée et plus douce que les autres, à moins qu'elle ne soit vraiment au caramel, faut voir.

Je me demande pourquoi je perd le pot d'échappement sur chaque voiture que je conduis.

Je me demande comment je serais en grande blonde à forte poitrine.

Je me demande si c'est pas bientôt fini ce bordel.

Je me demande ce que se dit l'homme à qui j'écris quand il prend la décision de ne pas répondre.

Et je me demande ce que se dit celui qui prend la décision inverse.

Je me demande pourquoi Safyu annule ce concert où je devais aller avec mon grand juste le jour où j'ai les places en poche.

Je me demande si vous serez toujours là après mon déménagement.

Je me demande comment sera ce nouveau "chez nous".

Je me demande si le gars qui a perdu ses skis devant moi, sur l'autoroute tout à l'heure avait bien toute sa tête.

Je me demande si vous allez aimer cette musique. Moi, j'adore. Et je me demande comment fait ce mec pour avoir autant de talent et de créativité en une seule personne. (Il faut regarder, et écouter tout, promis !) Je me demande si comme moi vous larmichez en écoutant et en visionnant celle-ci

Et sinon vous ?

Vous vous demandez quoi ?

Je vous laisse une dizaine de jours (je pars faire des cartons, puis défaire des cartons) j'en veux plein en rentrant des "je me demande ..." dac' ?!

Posté par feekabossee à 23:08 - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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